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Aller loin et vite à cheval a été, pendant des siècles, une pratique courante. Par contre, la pratique sportive de l'Endurance Equestre est jeune et en pleine évolution. Notre recherche est guidée par le principe suivant : Utiliser l'extraordinaire expérience de toutes les équitations pour enrichir notre sport, loin des querelles d'écoles et des opinions toutes faites. Les seuls impératifs sont : Nous allons commencer par les principes fondamentaux de la position du cavalier d'endurance. C'est à partir de cette position que les aides seront employées, Nous verrons ensuite le matériel adapté à notre équitation. 1 - Position du cavalier d'enduranceAttitude : c'est la position générale du cavalier. 1.1 -Attitude généraleEn épreuves Nationales, il faut pouvoir rester jusqu'à 10 h à cheval. Cela impose une attitude particulière qu'on doit s'efforcer d'adopter dés les premières épreuves, L'attitude du cavalier d'endurance : Cette attitude de base n'est pas figée. Elle permet la mobilité se pencher sur le côté et en avant (pour éviter les branches.... ), s'étirer en tous sens au cours de l'épreuve pour éviter l'ankylose, s'adapter au dénivelé. Ex. : pour ne pas surcharger les épaules du cheval dans les descentes on prend souvent le troussequin avec une main et on pousse le bassin vers l'avant. Cela présente le double avantage de ne pas gêner le dos du cheval qui a besoin de s'arrondir, et de détendre notre région lombaire, si sensible. 1.2 – FonctionnementIl doit être adapté à chaque cheval et dépend de sa morphologie (largeur et forme des côtes et du dos), ses allures (amplitude verticale à absorber au trot, mouvement de bascule au galop). Nous allons prendre deux exemples de chevaux : Les cavaliers ne peuvent fonctionner de la même manière sur ces deux
chevaux. Il faut s'adapter dans les deux cas, en respectant les mêmes
impératifs : légèreté en selle pour épargner le cheval et économie de
fatigue pour le cavalier. Sur le premier on peut être en "suspension totale" : Sur le deuxième, la grande amplitude du cheval ne peut être absorbée qu'en
frottant enlevé (sur des étriers un peu plus courts). Le trot enlevé, surtout
en Endurance, doit impérativement respecter les points suivants : 1.3 - Position des mainsAu trot, le cheval ne se sert pas de son encolure comme d'un balancier. Cela signifie que sa bouche reste fixe par rapport à son garrot, Au trot enlevé le buste du cavalier bouge mais ses mains doivent rester fixes par rapport à la bouche du cheval. Sinon il envoie involontairement un coup dans la bouche à chaque foulée, Il y a plusieurs manières d'obtenir ce résultat rênes très longues, sans contact, rênes ajustées, les mains restent fixes par rapport au garrot grâce à la décontraction des bras : Le coude s'ouvre à chaque fois que le buste monte, rênes très ajustées mais avec des mains posées sur le garrot. C'est un excellent moyen de contenir un cheval très chaud car le cheval se met dans une meilleure attitude (encolure "dans le bon sens") et il tire moins quand on appuie fermement les mains sur le garrot. On peut faire un pont avec les rênes. Au galop, le cheval se sert de son encolure comme d'un balancier, il n'est plus possible de garder les mains posées (sauf s'il tire vraiment trop au début de la course) 2 - Emploi des aides2.1 - Les aidesRappel : Les aides sont les moyens de communication du cavalier avec son cheval. Les aides naturelles sont les mains, les jambes, le poids du corps et la voix. L'emploi des aides est un langage que cavalier et cheval doivent élaborer ensemble. Ce langage devient plus précis et plus fin avec le temps et l’expérience. Il est grandement amélioré par la pratique d'exercices simples de dressage. Les aides permettent d'indiquer au cheval la direction et l'allure mais elles doivent aussi le faire travailler dans une attitude juste. (voir le prochain article : Dressage de base et Gymnastique du cheval d'Endurance). L'emploi des aides est un langage corporel qui est "parlé" … partir d'une position de base neutre. Cette position, stable pour le cavalier et non gênante pour le cheval est l'attitude générale définie plus haut. 2.2 - Indépendance et accord des aides- le "discours" tenu par le cavalier doit être compréhensible
pour le cheval. Pour cela il ne doit pas y avoir contradiction entre les
différentes aides : les mains ne doivent pas dire le contraire des jambes, une
main ne doit pas empêcher le cheval de faire ce que l'autre main indique, le
poids du corps doit s’accorder avec les mouvements demandés. 2.3 - Emploi des aides en enduranceA la différence de l'équitation classique (dressage, obstacle), nous
passons de très longues heures a cheval : L'objectif est d'avoir un cheval : 3 - MatérielN'utiliser en course que du matériel rodé, celui auquel votre cheval et vous êtes habitué (Si vous préparez une course nationale il faut travailler le cheval avec son lest ou son tapis de plomb). 3.1 - La selleTous les types de selles peuvent être utilisés, à condition de remplir les critères suivants:
a) Elle doit convenir parfaitement au dos du cheval. 3.2 - Les étriersNous restons plusieurs heures en appui dessus: Plus ils auront une surface
large, plus ils seront confortables. On peut ajouter des semelles larges à des
étriers normaux, 3.3 - La sangleElle doit être large et élastique pour ne pas entraver la respiration du cheval. Elle doit être lavable et sécher vite car on la nettoie … chaque halte vétérinaire. 3.4 - EmbouchuresElles sont toutes autorisées. Ce sont les rênes coulissantes qui sont interdites (rênes allemandes, gogues, chambon .... ). C'est très rarement en employant une embouchure plus dure qu'on règle un problème. C'est par le dressage qu'on y parvient. Gérard PICARD
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