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Importance d'une bonne oxygénation1. Le volume respiratoire d'un cheval au repos est d'à peu près 80 litres par minute ; au cours d'un effort maximum, il peut atteindre 1500 litres par minute. C'est à dire être multiplié par un facteur 20. Toute limitation à cette capacité d'oxygénation est très pénalisante pour les performances. 2. Au cours d'un effort d'endurance, le métabolisme privilégié pour
produire de l'énergie est la filière Aérobie, (rappel: En aérobie, il
y a consommation d'oxygène, et de lipides, sans production d'acide lactique). 3. Aider le cheval à évacuer la chaleur produite par l'effort est un des soucis majeur du cavalier et de son équipe suiveuse. Or, la respiration participe à cette évacuation ; en effet l'inhalation d'air frais et sec, associée à l'exhalaison d'air chaud et humide dissipe une partie de la chaleur interne et participe ainsi à la thermorégulation. (Cette opération consomme des calories car la transformation de l'eau en gaz est endothermique). On retrouve ici une des causes de la nécessité de réduire fortement sa vites- 1 se en cas d'atmosphère chaude et humide, pour éviter le "coup de chaleur". 4. La qualité de la respiration dépend de deux types de variables : Une variable de quantité, le volume d'air atteignant les alvéoles pulmonaires pour l'échange gazeux. Il dépend de la "mécanique respiratoire" de la cage thoracique et du débit optimum à tous les étages de l'arbre respiratoire (Naseaux, sinus, cornets, angle trachéal, larynx et pharynx). Des variables de quantité de l'air : la température, le degré hygrométrique, la présence de poussières ou de pollens et la richesse en oxygène. Mécanique de la respiration(La lecture de cette partie technique n'est pas indispensable, mais elle
permet de comprendre l'origine des applications du chapitre suivant). InspirationC'est un mouvement en chaîne qui part de l'avant et qui se propage de côte
en côte jusqu'à la 18éme. L'ensemble de la cage thoracique s'avance (surtout
les premières côtes) et s'écarte (surtout les dernières). Le sternum
s'avance et descend légèrement. ExpirationC'est le mouvement inverse qui part de la dernière côte et se propage vers
l'avant. Application au cheval d'endurance1. HARNACHEMENTAttention à ne pas entraver le passage de l'air dans les naseaux. Pas de
muserolle allemande, de muserolle croisée ou de hackamore placés trop bas, sur
le cartilage prolongeant l'os nasal. 2. ENTRAÎNEMENTLa musculature responsable de la respiration est liée à l'ensemble de
l'ossature et à la musculature de locomotion. 3. CHOIX DES ALLURESAu trot, l'encolure du cheval ne bouge pas et son dos est presque fixe. La
musculature de la colonne vertébrale tend à se "figer" lorsque cette
attitude est gardée trop longtemps. 4. CHOIX DE LA VITESSEIl est impératif d'adapter sa vitesse aux variables de qualité de l'air: Température et humidité. Sur une même partie d'itinéraire, le niveau d'effort qui correspondant à 15 km/h par temps normal, peut le lendemain s'abaisser à 13 km/h (et parfois moins) si le temps devient chaud et très humide. Gérard PICARD |
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