ARBRE

Association Régionale Bourguignonne des Raids d'Endurance Équestre

AB-Infogérance
en partenariat avec le site,
Propose une remise de 20 %
sur toutes ses prestations informatiques

(e-mail)

Techniques vétérinaire : Les coliques

Accueil Nationales Internationales Regionales Techniques

MENU

Accueil
Remonter


Date de Dernière Modification
24/04/2008 18:01:10


Nombre de visiteurs en ligne


email3.gif (2241 octets)

Contact


 


Liens

Portail-Endurance
ACFE
ADOCEE
Endurance et Pédigrées
 

Tout cavalier qui vit avec les chevaux sera un jour confronté au problème des coliques. Si l'on associe spontanément les coliques à un problème intestinal (le mot colique vient bien du mot colon, le gros intestin), il importe de savoir qu'elles ne désigne en fait qu'une souffrance abdominale, au sens large. Chez le cheval, on nomme donc colique le moindre mal de ventre, un peu comme on dit qu'un homme a la colique lorsqu'il présente des diarrhées. Autrement dit, le mot colique ne s'applique à aucun trouble bien précis, mais désigne au contraire une série de symptômes globalement abdominaux qui correspondent à un ensemble de pathologies qui n'ont parfois rien à voir. Ainsi on parle de vrai coliques pour des troubles qui intéressent le système digestif et de fausses coliques lorsqu'il s'agit d'un problème génital ou urinaire par exemple.
Des troubles aussi divers qu'une tumeur des ovaires, une torsion d'un testicule, des lithiases urinaires ou bien encore des troubles utérins peuvent provoquer des douleurs que le vétérinaire nommera coliques, alors que l'origine du problème n'à rien à voir avec l'intestin.

Un Mal de ventre

Les vrai coliques, celles qui ont bien pour causse un problème digestif, peuvent également avoir des causes fort diverses. Depuis l'estomac jusqu'au rectum, des pathologies aussi déférentes que des tumeurs, des infections ou des problème mécaniques peuvent provoquer des douleurs qu'on appellera coliques. Autrement dit, lorsqu'on entend dire qu'un cheval a des coliques, on ne sait vraiment pas de quoi il s'agit, si ce n'est qu'il n'a mal qu'on ventre.
Le vétérinaire appelé pour des " coliques doit faire face au même problème la gravité d'une colique étant non seulement liée à l'origine de la pathologie, mais aussi au caractère, à la race et à l'age du cheval. Un jeune pur-sang de course réagira, par exemple, beaucoup plus mal qu'un vieux routier de club de 15 ans, face à un même problème...
Il arrive également qu'un cheval qui manifeste initialement les signes des plus vives douleurs ne présente plus que des signes de douleurs modérées, plus tard dans la journée. Si le cheval a alors les naseaux flamboyants et transpire abondamment, mais qu'il est paradoxalement très calme, c'est sans doute qu'il est en état de choc. Ce n'est pas de très bon pronostic... Ayant tous ses éléments à l'esprit, le vétérinaire devra déterminer la cause de ces douleurs, le traitement à mettre en œuvre et estimer les chances qu'a le cheval de s'en tirer.

il faut tout lui dire

Quelles sont les informations importantes que le propriétaire du cheval se doit de noter afin d'aider le vétérinaire ? Voici une petite liste de questions à se poser lorsqu'on soupçonne qu'un cheval est atteint de coliques : depuis combien de temps les symptômes sont apparus ? Le cheval a-t-il beaucoup transpiré ? Est-ce que son ventre a gonflé ? Est-ce que le cheval a crottiné depuis le début de la crise ? Si le cheval continue de crottiner, cela signifie que la fin du tube digestif n'est pas bouchée et que le péristaltisme fonctionne; en revanche cela n'exclut pas un problème plus en amont, dans le tube digestif. il arrive que les chevaux atteints de coliques adoptent une position campée sans pouvoir uriner. Ce n'est, en général, pas le signe d'un problème d'origine urinaire, mais plutôt celui d'une distension du colon gauche qui vient comprimer la vessie et le bassin pelvien et déclenche, par réflexe, le besoin d'uriner, bien que la vessie ne soit pas pleine. il faut donc noter les informations de ce genre. Une question importante en matière de colique est le régime alimentaire que reçoit le cheval, ainsi que le type de sa litière. Dans le cas d'une jument, on peut aussi se poser la question de savoir si elle est pleine et si la gestation se passe bien. Le cheval atteint de coliques peut manifester différents comportements anormaux comme celui de gratter le sol, de se rouler, ou encore de se donner des coups de postérieur dans le ventre. Il s'agit là de signes de douleur qui n'ont rien de bien spécifique. Toutefois, certains de ces signes peuvent orienter le diagnostic; ainsi un cheval qui recule et s'assoit comme un chien a souvent un estomac surchargé. Si le cheval se tient debout en extension entre deux épisodes de sévères douleurs, il souffre sans doute d'une obstruction du colon gauche. Le fait de se coucher sur le dos entre deux épisodes douloureux indique un infarctus (non irrigation vasculaire d'une partie du tube digestif). Un aspect très important de l'examen consiste à prendre le pouls du cheval. Le rythme normal oscille entre 28 à 40 battements par minute. Si des toxines en provenance du tube digestif sont passées dans la circulation, le pouls va augmenter. Cela arrive lorsque le bol alimentaire stagne dans le tube digestif ou quand la circulation sanguine est perturbée au niveau du tube digestif.

Le pouls un bon indicateur

Le pouls peut également augmenter lorsqu'il y a moins de sang qui retourne au cœur après avoir été retenu dans le système digestif oedématié. La douleur seule n'a que peu d'influence sur le rythme cardiaque. En règle générale (mais il y a bien sur des exceptions), on estime que si les symptômes durent depuis plus de 12 heures, alors que le pouls n'est qu'à 60/mn, la cause des coliques n'est pas très grave. Un pouls à 80/mn après 12 heures de coliques est plus inquiétant. Souvent, l'augmentation rapide du pouls est due au changement de position des intestins, ce qui n'est, en général, pas de bon pronostic. Mais il ne s'agit là que de lignes directrices. La sévérité des coliques peut varier d'un cheval à l'autre et les exceptions sont nombreuses. Outre la déformation du ventre, les sons produits dans l'abdomen peuvent être riches d'enseignement. Chez un cheval sain, il est possible d'entendre un gargouillement qui indique le bon fonctionnement des intestins. Si ces gargouillements disparaissent, cela signifie que les muscles qui font avancer le bol alimentaire ne fonctionnent plus. C'est très inquiétant, car le contenu du tube digestif immobilisé s'avère rapidement toxique pour l'organisme.

A l'écoute des gargouillis

A l'opposé, si l'on entend de forts borborygmes, cela signifie que le tube digestif lutte pour se vider, peut-être face à un obstacle. Si on suspecte un problème au niveau de l'estomac, il est possible d'introduire un tube dans l'estomac en passant par les naseaux. On peut alors constater si l'estomac est trop plein et, éventuellement, le vider avant qu'il ne se déchire. Rappelons ici que le cheval a un tout petit estomac, incapable de vomir. Des prises de sang ou d'urine peuvent également aider au diagnostic. Si les coliques semblent se réduire à de simples crampes de l'intestin (un antispasmodique suffit alors ... les réduire), il faut explorer le rectum. Cette exploration permet vraiment au vétérinaire expérimenté, de se faire une idée de ce qui se passe à l'intérieur du cheval. La technique consiste à introduire doucement sa main et son bras (protégés par un long gant) dans l'anus du cheval. Avec sa main, le vétérinaire peut alors palper certains organes comme la vessie, l'aorte, les os du bassin, le rein gauche ou les organes génitaux profonds.

L'exploration rectale

Il peut ainsi détecter un utérus renversé dont les ligaments suspenseurs seront croisés et tendus. il peut aussi parfois repérer une tumeur des glandes surrénales. Dans le cas d'une cause digestive à ces coliques, le vétérinaire peut essayer de localiser le problème et estimer la gravité de la situation. Il n'est que rarement possible de sentir le point exact de l'obstruction, mais on sent, en général, assez bien l'intestin dilaté en amont de cette obstruction.
Ainsi, grâce au pouls, à l'état général du cheval, aux bruits abdominaux et à la palpation rectale, le véto peut s'orienter dans les différentes causes de coliques digestives décrites dans l'article qui suit rien que le terme de "coliques" ne désigne que des douleurs émanant globalement du ventre et que les causes de ces douleurs puissent être multiples et variées, l'origine digestive reste de loin la plus fréquente chez le cheval. Voici un rapide tour d'horizon des troubles des intestins qui peuvent se traduire par des coliques.

Crampes ou plutôt spasmes

C'est heureusement la plus fréquente des causes de coliques et, surtout, celle qui a le meilleur pronostic. Le cheval peut souffrir de crampes à la fois dans le gros et dans le petit intestin. Ces spasmes surviennent, par exemple, lorsque le cheval subit un refroidissement violent. C'est pourquoi boire de l'eau trop froide, manger de la nourriture gelée ou tout refroidissement après une suée peuvent être des causes de coliques. De même, la prise de grosses quantités de nourriture juste après un effort violent peut causer des spasmes et donc des coliques. Les coliques qui ont pour origine des crampes sont violentes et le cheval souffre beaucoup. Néanmoins, le pouls reste modérément élevé. L'examen physique ne décèlera pas d'anomalie et les bruits abdominaux seront inchangés. Les crottins seront eux aussi normaux. Ce type de colique répond bien aux antispasmodiques (médicaments qui luttent contre le spasme). Il faudra, néanmoins, mettre le cheval à la diète, pendant quelques temps (usage du panier) avant de reprendre progressivement l'alimentation.

L'obstruction du gros intestin

Après les spasmes, il s'agit de la seconde cause de colique, par ordre de fréquence. Le gros intestin est ici bouché par une sorte de bouchon de paille ou de foin. Si c'est le colon ascendant qui est bouché, les coliques surviendront par épisodes. Si c'est la " flexura pelvina " qui est atteinte, le cheval adoptera une pose campée comme pour uriner. Au début des coliques, le cheval continue à crottiner, le temps que le bas du tube digestif (sous l'occlusion) se vide. Le pouls reste longtemps normal. Si l'obstruction a duré longtemps, les muqueuses peuvent être jaunâtres à cause d'une souffrance du foie. L'estomac n'aura pas enflé. L'exploration rectale permettra de détecter un colon gros comme la cuisse, mais le plus souvent le vétérinaire ne perçoit rien d'anormal. Le pronostic est généralement bon, même si la guérison peut prendre du temps. Le traitement reposera sur la prise de laxatifs et de très grandes quantités d'eau pour compenser la déshydratation due à l'eau retenue dans le colon. Le cheval sera également mis à la diète (panier) jusqu'à ce que l'obstruction soit levée. La reprise de l'alimentation sera progressive. Des antalgiques soulageront le cheval.

Les coliques de sable

Les chevaux qui pâturent sur de mauvais terrains sablonneux peuvent ingurgiter suffisamment de sable pour avoir des coliques. On a parfois trouvé jusqu'à 50 kg de sable dans le colon droit de certains chevaux. Les symptômes sont, en général, limités à un amaigrissement parfois accompagné de diarrhées et de coliques récidivantes. Au stade des coliques, le sable s'est accumulé au point d'obstruer partiellement le colon. Ce sable peut parfois être perçu par l'exploration rectale. Le diagnostic repose sur l'interrogatoire qui révèle que le cheval vit sur un terrain sablonneux et sur l'examen des crottins rincés à l'eau. Le traitement sera .à base de laxatifs pour éliminer le sable accumulé et, bien sûr, le changement d'herbage. En pratique, le diagnostic de coliques peut être moins clair que ceux énoncés ci-dessus. L'examen méthodique permet néanmoins au vétérinaire une bonne orientation vers la cause des coliques.

Le changement de position de l'intestin grêle

Les coliques les plus graves sont celles qui concernent l'intestin grêle. Il peut s'agir d'une sorte de nœud qui se forme entre les anses de l'intestin ou qui s'enroule autour d'un autre organe. Les infections parasitaires peuvent également être la cause de colique de l'intestin grêle...
Le cheval affichera les signes d'une sévère colique et transpirera abondamment. Le pouls dépassera les 80/mn quelques heures après le début de la crise (plus le pouls s'élève rapidement, plus le pronostic est sombre. Le cheval non traité, peut parfois mourir en 24 h). Les muqueuses seront soit rouges, soit cyanosées (bleutées par manque d'oxygène apporté par le sang). Les antalgiques s'avéreront inefficaces. L'abdomen aura gonflé. Les gargouillements du ventre commenceront par augmenter lorsque l'intestin luttera contre l'obstacle, puis s'éteindront lorsqu'il cessera de lutter. L'exploration rectale permettra de sentir un nœud formé sur l'intestin grêle.
Cette pathologie s'accompagne souvent d'une surcharge de l'estomac Une ponction de l'abdomen ramènera un fluide plein de sang. La seule possibilité de sauver le cheval est alors de l'opérer. Les chances de succès dépendent de la sévérité du déplacement, de l'éventuelle rupture du tube digestif, mais aussi de la quantité de toxines produites.


Copyright - ARBRE / AB-Infogerance - Tous droits réservés-1997/2008