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Techniques vétérinaire : Le pied

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Xénophon au V siècle avant JC, soutenait qu’un beau cheval, sans bons pied. était comme une splendide villa sang fondations... Horace, poète et écrivain, cher a l’empereur Auguste, relate que les riche patricien. lors de l’achat d'un cheval, se faisaient présentez le dit cheval complètement couvert par une housse ne laissant que les pieds découverts, afin qu’il, ne puisent se laissez influencer par la beauté du corps ou ta douceurs des yeux... Découvrons donc ensemble ce véritable talon d’Achille du cheval qu’est le pied, assez fort pour soutenir son importante masse mais au fonctionnement si complexe qu’un rien peut l’entamer.
Le pied du cheval est composé de deux couches, un peu comme un pied enveloppé d'une chaussette et protégé par une chaussure qui est en l'occurrence le sabot. La "chaussette" est constituée de tissus vivants et sensibles. L'ensemble de cette chaussette est appelé la membrane kératogéne, le tissu kéraphylleux ou encore le chorion. On peut diviser cet ensemble en trois parties :

1- Le tissu vivant qui recouvre le tour de l'os du pied est appelé le tissu podophyleux ou podophylle. Il est composé de multiples lames et lamelles qui le fond un peu ressembler au fanons d'une baleine. C’est pourquoi ce tissu est également souvent appelé "chair feuilleté", ou encore chair cannelé Le rôle de ces lamelles est s’imbriquer avec les lamelles de la corne qui tapissent l'intérieur la sabot. Ce système ressemble un peu, par son fonctionnement, à un velcro, mais en beaucoup plus de solide. il arrive cependant parfois que ce "velcro" lâche et que le sabot se désolidarise de l'os du pied. C'est, par exemple, ce qui se dans la fourbure lorsque la troisième phalange bascule vers le bas..
2 -Sous l'os. du pied, se trouve le tissu velouté. il doit son aspect de velours aux multiples pointes rouges qui le fixent à la sole du sabot.
3 - En haut du sabot, se trouve la structure qui produit la corne et que l'on peut comparer à lunule. il s'agit du bourrelet principal ou cutidure. Juste au-dessus, se trouve le bourrelet périople un étroit liseré qui produit le périople, un vernis qui recouvre le sabot et le protége du dessèchement.
Le sabot, la chaussure de corne du pied, est divisé en quatre structures : la paroi, la sole, la fourchette et le périople.
Le périople est donc ce vernis superficiel. La paroi ou muraille est l'extérieur du sabot tandis que la sole et la fourchette se situent sous le pied. La fourchette est cet cette espèce de triangle, ou de pyramide, qui forme le relief de l'arrière du pied. La palpation révèle que cette fourchette caoutchouteuse est formé de la corne du pied. Elle joue un rôle à la fois antidérapant et amortissant. Elle participe à l'irrigation sanguine du pied puisqu’elle renvoie le sang vers le haut à chaque foulée...
A la jonction entre la paroi et la soie, sous le pied, se trouve la ligne blanche ou sillon circulaire. Cette démarcation permet d'estimer l'épaisseur de la corne et la frontière entre la corne et les parties vivantes du pied. Les maréchaux utilisent cette ligne blanche pour positionner correctement leurs clous.

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Les ligaments

Les ligaments relient les os entre eux. Ceux du pied se présentent sous la forme de cordons aplatis courts et épais. Leur fonction principal est de lier fixement les os du pied entre eux en assurant les mouvements d'extension et de flexion. D’autres ligaments lient le coussinet digital aux cartilages.

Les tendons

Les tendons attachent un muscle à un os ou à un cartilage. Étant des prolongations des muscles, ils représentent la "puissance" du pied. Leur rôle principal est, d'une part, d'empêcher le cheval de s’écrouler, de l'autre, de permettre sa locomotion. Les deux tendons principaux sont le fléchisseur profond (ou perforant) et l’extenseur. Leurs fonctions respectives, l'une permettant la flexion, l'autre l'extension, sont antagonistes et parfaitement en équilibre..
- Le tendon extenseur se trouve sur la face antérieure du pied et assure une contention déterminante de l'articulation entre les phalanges.
- Le tendon fléchisseur se trouve sur la face postérieure du pied. il est mis sous pression en même temps que l'os naviculaire, sur lequel il coulisse. Il supporte donc le choc des pressions du poids du corps.

Les synoviales

Encore appelées les de poches de synovie, les synoviales sont les enveloppes articulaires qui, grâce au liquide qu'elles contiennent (la synovie), facilitent la lubrification de l'articulation. Elles se distinguent en tendineuses et articulaires selon qu'elles entourent une articulation ou les tendons qui s'y attachent. Lorsque les articulations sont distendues par de mauvais aplombs ou un mauvais terrain, ces synoviales peuvent s'enflammer et former des "molettes", c'est-à-dire des tares molles pleines de liquide. Lorsqu'on évoque le sabot, on pense à la matière cornée et insensible que le maréchal-ferrant coupe, brûle et cloue à loisir. Mais il est important de préciser que la corne du sabot ne constitue qu'une paroi cornée plus ou moins mince, plus ou moins fragile, qui protége des structures bien vivantes et extrêmement sensibles à l'intérieur du pied. Ainsi, le maréchal, s'il n'y prend pas garde, peut fort bien transpercer la corne avec un clou et venir piquer un tissu vivant plus profond. De même, un fer brûlant appliqué trop longtemps sous le sabot peut également brûler les chairs qui se trouvent sous la corne. Cette corne est constituée d'un matériau semblable à celui de nos ongles ou de nos cheveux. Elle est formée d'un grand nombre de structures tubulaires et d'une substance agglutinante qui les cimente entre elles. La structure de la corne est un peu celle de millions de cheveux collés entre eux... Les sabots poussent en moyenne à une vitesse d'environ 1 cm par mois. Il faut donc compter entre 9 et 10 mois pour renouveler totalement un sabot. Mais attention, le taux de repousse de la corne dépend du régime alimentaire, de l'environnement (l'humidité du sol et du climat favorise la repousse) et de l'exercice du cheval. La corne se renouvelle également environ 3 fois plus vite en pince (l'avant du pied) qu'en talon, dans le cas des chevaux ferrés. C'est pourquoi les chevaux qui n'ont pas les pieds taillés ont les sabots qui se retroussent vers l'avant, un peu comme des poulaines (les chaussures). L'épaisseur moyenne de la corne, qui est d'environ 12,7 mm, est plus mince du côté interne du pied que du côté externe. Pour les chevaux non ferrés, l'épaisseur de la corne dépend de l'effort auquel est soumis le pied et du terrain sur lequel le cheval évolue. Un terrain dur et caillouteux rend, par exemple, les sabots des poulains plus résistants qu'un sol mou et herbagé.
Il est courant d'entendre dire qu'une corne blonde est plus fragile qu'une corne. En fait, il ne semble avoir de véritable différence entre les cornes claires et les cornes forcé Il s'agit surtout d'une différence de pigment au sien la corne. Il semble, cependant, que la corne brune pousse plus vite que la corne blonde...
Ferrer régulièrement le sabot permet d'éviter une usure trop rapide de la corne, ainsi que son éclatement. Il s'agit donc d'une prévention contre une usure trop rapide ou irrégulière chez les chevaux que l'homme fait travailler. Mais attention, la ferrure empêche toute usure de la corne. C'est pourquoi le travail du maréchal-ferrant consiste avant tout à tailler cet excès de corne, un peu comme on coupe un ongle. On dit qu'il "pare" les pieds du cheval. Le remplacement des fers usés n'est qu'annexe à cette opération de taille de la corne. Un cheval auquel on ne parerait pas les pieds verrait ses sabot s'allonger progressivement jusqu'à ce qu'il ne puisse plus marcher...
Dans la nature, les chevaux sauvages (ou les zébrés) n'ont pas besoin de ferrure, ni même de parage. Les chevaux non ferrés En fait, il se produit une usure naturelle du sabot que compense la pousse de la corne. Cette usure naturelle ne peut toutefois se produire que si les chevaux disposent de très grands espaces et de terrains variés à parcourir. Les chevaux sauvages se déplacent, en effet, sur une distance moyenne de 15 km par jour, qui suffit à user leurs sabots. Le cas est tout autre pour les chevaux domestiques qui, bien que non ferrés, vivent en boxe ou dans un pré de taille forcément limitée. La limitation de leurs déplacements et le sol souvent mou de leur pâture empêchent leurs sabots de s'user régulièrement.

Au pré mais parés

C'est pourquoi il est si important de faire également tailler les pieds des chevaux au pré, même s'ils sont déferrés. Si on ne le faisait pas, leur corne pousserait trop et ils se retrouveraient bientôt perchés sur de longs sabots difformes, ce qui abîmerait leurs articulations. Il faut donc bien se mettre en tête qu'un cheval domestique, qu'il soit ferré ou non, qu'il vive au pré ou en box, doit avoir les pieds taillés par le maréchal tout au long de sa vie.
Le rôle essentiel du pied, et du sabot en particulier, est d'amortir les chocs et pressions communiqués au membre par la locomotion. Le pied est donc composé de matériaux élastiques ou caoutchouteux qui absorbent les chocs. Le coussinet digital est, par exemple, une masse de tissu fibreux et élastique qui remplit une grande partie de l'intérieur du pied entre l'os et la sole. Il s'agit d'un amortisseur essentiel qui évite à la troisième phalange de venir taper contre la sole, et donc le sol, à chaque battue. La fourchette, ce triangle en relief de l'arrière du pied, est elle aussi constituée d'une substance caoutchouteuse particulièrement amortissante. Enfin, le sabot dans son ensemble est pourvu d'une élasticité qui lui permet de s'écarter lors de l'appui au sol. Ainsi, lors du poser, l'arrière du pied s'ouvre d'environ 5 mm au niveau des talons. La fourchette descend alors jusqu'au sol et la sole, légèrement concave, s'aplatit. C'est pour permettre cette ouverture à l'arrière du pied que les maréchaux ont pour règle de base de ne jamais planter de clou en talon. Lorsqu'on prend le pied d'un cheval, ne devrait pas y avoir de clous au-delà des deux tierces antérieurs du fer.
Certains défauts de conformation du pied entrave parfois son bon fonctionnent en tant qu'amortisseur. Les chevaux aux pied plats, dont la sole n'est pas assez concave, souffre souvent d'hématomes de la sole car ils sont victime de chocs répètes qui se produisent au produisent au même niveau. Une sole normal doit être suffisamment concave pour ne pas toucher le sol à l’arrêt.
A l'opposé, certains chevaux ont l'arrière du pied fermé  ce qui limite son écartement normal. On dit qu'ils sont encastelés.

L’os naviculaire

Ce petit os revêt une importance particulière dans la mesure ou il est souvent la cause de boiteries du à la fameuse "maladie naviculaire". Cet osselet est en contact, à l'avant, avec l’articulation des 2 éme et 3éme Phalanges, et à l'arrière, avec le tendon fléchisseur profond. Il est lié par un ligament à la troisième phalange et par deux autres à la deuxième phalange. Sa petite taille et cette situation anatomique très particulière le rendent très vulnérable, surtout aux vibrations et aux sources de compression. Dans la phase d'extension de la troisième phalange, comme lors de la réception d'un saut, dés le choc du sabot sur le sol,   le tendon fléchisseur étant relâché le système naviculaire vibre comme une masselotte suspendue entre trois élastiques jusqu'à ce que le tendon fléchisseur reprenne une forte tension qui plaque le naviculaire contre l'articulation des 2éme et 3émé phalanges. La maladie naviculaire est favorisée chez les chevaux droit jointés (droits sur leurs paturons) et chez ceux que l'on a trop parés en talon.


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